De la peinture / Yan Heng

du 7 octobre au 12 novembre 2016


« Face à l’univers extérieur d’un côté et l’océan du subconscient de l’autre, Yan Heng déroge constamment à la règle dans ses peintures, en travaillant sur l’unification de l’expérience corporelle avec la métaphysique et sur l’analyse et la compréhension du monde inconnu dans son ensemble » Gu Zhenqing in “Yan Heng: Body’s responses to body”

Vincent Sator est heureux de vous présenter la seconde exposition personnelle de YAN HENG à la galerie, du 7 octobre au 12 novembre 2016.

En 2012, la “Botanique du Rêve” à la galerie Sator fut la première exposition de YAN HENG en Occident. Le public européen découvrit alors le travail du jeune peintre, âgé de trente ans, son univers onirique et singulier. Depuis quatre ans, YAN HENG poursuit sa pratique picturale en Asie en exposant régulièrement ses oeuvres en Chine, à Singapour, au Japon ou en Corée, tout en développant un travail de plus en plus lié à l’installation. Ses toiles s’insèrent désormais dans des ensembles d’objets et d’éléments tridimensionnels créant un rapport nouveau à l’espace, lui permettant de prolonger l’expérience picturale. Pour sa seconde exposition à la galerie Sator, YAN HENG a choisi de revenir à l’exercice de la peinture pure, à la volupté de l’acte de peindre, ainsi qu’il le définit lui-même.

La peinture de YAN HENG demeure figurative et narrative. Elle puise sa source dans le monde des images (films, télévision, photographies ou internet). Les cadrages et compositions sont d’inspiration cinématographique, introduisant parfois un décalage dans la lecture de l’oeuvre. Dans la toile Le serveur, la représentation de ce qui semble être un serveur ou maître d’hotel occidental qui au moment où il est saisi par la peinture se retourne et nous dissimule son visage apparaît comme un anti-portrait. L’homme n’est plus identifiable, sinon par son costume donc par sa fonction symbolique et sociale uniquement. La scène, déroutante en première lecture, n’en est que plus dynamique - cinématographique - puisque le mouvement du corps se retournant crée un récit suspendu. Au regardeur de le compléter. Il en est de même avec la toile L’acupuncteur dont le cadrage légèrement décalé conduit le regard vers le geste du praticien et le crâne de son patient. Les personnages eux-mêmes semblent s’effacer au profit du récit. Ainsi qu’il l’explique lui même, ses peintures sont comme des arrêts sur images.

Mystérieuse, complexe et insaisissable, le coeur de sa peinture reste l’humain. L’humain dans son rapport au savoir et à la connaissance, dans son rapport aux sciences et aux techniques, dans son rapport à la société moderne - chinoise et occidentale - et à l’asservissement du monde. Ce qui pourtant dépasse la question chez YAN HENG de la narration et de la réprésentation est son amour profond et son engagement absolu pour le medium pictural. Bouleversant ou séduisant, délectation pour le regard ou interrogation de l’esprit, l’oeuvre de YAN HENG est avant tout un manifeste sublime en faveur de la peinture et de l’acte de peindre.

Né en 1982 à Jinzhou dans la Province du Liaoning, YAN HENG vit et travaille à Pékin. Diplômé du Département de Peinture de l’Académie des Beaux-Arts de Lu Xun en Chine, il expose régulièrement son travail en Asie (Pékin, Hong Kong, Taipei, Séoul, Shanghai...) en galeries (Arario, Antenna Space, Tang Contemporary...) en foires (Hong Kong Art Basel, Art Stage Singapore, Art Fair Tokyo, Art Taipei...) ou en institutions (Hive center for contemporary art, Iberia Center for Contemporary Art, Shenzhen Art Museum, Chengdu Blue Roof Museum, Times Art Museum, Shanghai No.800 Art Museum...). Ses oeuvres font partie de nombreuses collections privées en Asie et en France.

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