IF ONLY IT WERE TRUE / Pu Yingwei

en collaboration avec la J:Gallery (Shanghai)

du 23 juin au 13 juillet 2018

La galerie Sator est heureuse de présenter la première exposition en France du jeune artiste chinois Pu Yingwei “If only it were true”. Ce projet est le premier chapitre d’une collaboration naissante avec la J:Gallery de Shanghai, partenaire de l’exposition.

Le travail de Pu Yingwei repose sur des recherches en littérature et archives historiques. Il considère que l’expérience individuelle et la mémoire sont les composantes de la singularité de chaque être. A travers différents médias tels que la vidéo, l’installation, la peinture et le texte, Pu Yingwei efface la frontière entre les origines ethniques, nationales ou du langage pour créer une archive cognitive, sa propre autobiographie, comme une tentative de réponse à un questionnement sur l’identité. 

L’exposition “If only it were true” se construit en trois temps : le dialogue avec le père, l’errance urbaine dans son rapport aux architectures collectives puis la question de la main et de l’identité. Pour sa première exposition en dehors de Chine, Pu Yingwei décide en effet de raconter sa propre histoire, l’histoire de Pu Yingwei :

Pu Yingwei, né sous le nom de Pu Yingtong en 1989 à Taiyuan dans la province de Shanxi, appartient à une famille normale. Il est enfant unique. Sa mère travaille en tant que médecin dans un hôpital gouvernemental ; elle aime regarder les séries télévisées ; l’endroit le plus éloigné où elle a voyagé est la province de Hainan. Son père est fonctionnaire d’État dans un centre épidémiologique; il aime la calligraphie et les antiquités ; l’endroit le plus le plus éloigné où il a voyagé est Shanghai.

Pendant l’enfance de Pu Yingwei, sa famille habite dans un T1 de 50 m2 ; il va à l’école primaire près de chez lui. En 2000, sa famille déménage dans un T2 de 80 m2, un appartement proposé par l’unité de travail de son père. Il commence alors à prendre le vélo pour aller à l’école. Ses notes étant toujours moyennes, ses parents décident de changer son nom, car “Pu Tong” sonnait comme “normal”. Finalement, en 2002, avant d’entrer au collège, il commence à utiliser le nom de Pu Yingwei.

Diplômé de l’Institut des Beaux-Arts du Sichuan et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon, il vit et travaille entre Lyon et Pékin. Depuis 2017, il expose régulièrement son travail lors d’expositions personnelles en Chine: Pu Yingwei and Jim Thompson Architects, J:GALLERY, Shanghai; Roman Nomade: Pu Yingwei Solo Project, Hive Center for Contemporary Art, Beijing; et lors d’expositions collectives: Frontier: Re-assessment of Post-Globalisational Politics, Shanghai/ OCAT Institute, Shanghai/Beijing; I Do(not) Want To Be Part Of Your Celebration, Qiao Space & TANK Shanghai Project Space, Shanghai ; Reciprocal Enlightenment, CAFA, Beijing. Pu Yingwei est lauréat du John Moores Painting Prize en 2012. Son article « Animisme et Matériels vulgaires » a été sélectionné en 2015 pour le IAAC International Awards for Art Criticism. Son film « Interview » vient d’être présenté à Caen au Si Cinéma Festival.

En 2016, alors que le terme « post-vérité » devient le mot de l’année, Pu Yingwei débute un travail d’écriture fictionnelle. Pour l’artiste, le processus d’écrire dans sa langue maternelle et de traduire ses textes dans des langues étrangères revient à construire une identité et à assumer le contexte de la production ce qui le place dans la position de l’ « autre ». Le travail de Pu Yingwei se revendique comme une tentative de décrire la situation chinoise actuelle à travers le prisme de différents contextes culturels. Dans cette optique, sa première exposition institutionnelle se fera en septembre prochain au Nouvel Institut Franco-Chinois de Lyon. 

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