Hieronymus / Alexeï Vassiliev

du 10 avril au 23 mai 2015


“Bosch est le visionnaire intégral... Son oeuvre sortie de l’oubli remet en cause les fondements mêmes de l’art de peindre” André Breton, 1957

Vincent Sator est heureux de présenter « HIERONYMUS », seconde exposition personnelle d’Alexeï VASSILIEV à la galerie Sator, du 10 avril au 23 mai 2015.

Depuis ses premiers travaux photographiques en 2002, la démarche d’Alexeï Vassiliev (né en 1959 à Moscou, vit et travaille à Paris) s’inscrit dans un rapport charnel et fusionnel à la peinture, dans la grande tradition du portrait classique. Comment l’enregistrement mécanique et immédiat d’une image peut rendre la complexité et le rapport au temps d’un sujet peint, fruit d’un travail par définition inscrit dans la durée ? Comment le procédé chimique peut-il se substituer à la virtuosité de la matière picturale, à son épaisseur, à son mouvement, à sa profondeur ?

Alexeï Vassiliev, par un équilibre photographique subtil qu’il définit comme le « flou précis », crée une ambiguïté de lecture de ses œuvres, les inscrivant à la frontière de la peinture et de la photographie ou comme un dépassement des deux médiums. Le travail d’Alexeï Vassiliev est empreint d’une sensibilité humaniste et spirituelle faisant de l’Homme et de son rapport au monde intérieur une quête inachevée.

Cette nouvelle série « Hieronymus » (2015) repose sur la même technique artistique que pour ses travaux précédents, sublimer une réalité quotidienne par le flou précis. Ces nouvelles photographies ont été prises lors d’un événement public très fréquenté. Un lieu nimbé d’une lumière artificielle parfois crue. Comme plongés dans un état d’excitation, de joie extatique ou d’angoisse sourde, des corps évanescents, des visages effacés, des silhouettes errantes ou immobiles, vêtues de couleurs chatoyantes ou de costumes sombres en sont les acteurs. De certaines photographies émane un sentiment de profond désarroi ou de mélancolie douce. D’autres au contraire séduisent par leur caractère troublé empreint de mystère et d’intrigue.

« Hieronymus » prend sa source dans l’œuvre picturale de Jérôme Bosch (1450- 1516). Les photographies se découvrent peu à peu comme un hommage appuyé aux peintures de l’artiste humaniste de la Renaissance. L’on retrouve ainsi une imagerie proche du bestiaire médiéval, un mysticisme propre à l’art de Jérôme Bosch. Le parallèle entre les deux univers, classique et contemporain d’une part, pictural et photographique d’autre part, génère un sentiment de trouble et de fascination.

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